Chapitre 2
Je me dirige donc le plus rapidement possible vers le lieu habituel, un peu retournée je l'avoue. Le lycée était déjà noir de monde et je savais que la sonnerie n'allait pas tarder à sonner. Bon, je me décide enfin à me déconnecter de mon esprit qui d'après moi n'en n'a que trop jouer de tours aujourd'hui. Sourire aux lèvres, je salue mes amis un à un. Mais bientôt, comme je l'avais prévu, l'heure des cours fut annoncée.
Pourtant sans se soucier de cette alerte, mon meilleur ami m'agrippe par le bras et s'éloigne de tout le monde afin de me parler.
- Alors ton père a dit quoi pour aller à ma fête ? me demandait-t-il.
- Euh à vrai dire, je... balbutiais –je.
- Tu n'as pas osé demander, c'est cela ?
- C'est-à-dire que..., marmonnais-je
- Non mais Lorelei, tu avais promis quoi ? je ne sais pas moi, je tiens ainsi donc si peu pour toi ?, commençait-t-il à crier.
Ça y est, il allait me jouer le tour de : Tu m'aimes pas assez pour faire ci et ça pour moi ?!
- D'accord, Jasson, je ferais comme tu voudras, excuse moi ! Tu sais à quel point mon père est intraitable au sujet des fêtes, je ne veux juste pas faire face à un nouvel échec c'est tout ! soupirais-je.
- Ca va, je sais mais, il m'aime bien non ? et puis on se connait quand mm depuis la maternelle, je ne vais pas t'engrosser à ma fête si c'est cela qu'il pense !
- Ha ha ! M'engrosser, si je ne te casse pas la gueule avant !
- Ah non !!!, je vais perdre Mon Totem ! (Clin d'½il à MMT ^^)
Sur cette dernière plaisanterie, on se dirige vers nos classe, respectif. J'avais cour de... je ne sais pas en fait, je me contentais donc de suive ceux qui était dans ma classe .Il ne faut s'y tromper, je suis très contentieuse dans mon travail, mais parfois j'avoue être un peu négligente. Comme tous les jeunes de mon âge je suppose comme le dirait si bien mon père. Jasson avait raison, mon père devrait accepter que j'aille à cette fête. Après tout, c'est mon vieil ami et je lui dois bien d'être présent pour ses 18ans.
Maintenant que j'y pensais plus sérieusement, j'avais l'impression de connaître depuis... toujours en fait. Il avait été mon voisin et mon camarade de classe lorsqu'on était déjà tout petit. Cette période de mon enfance à été les plus merveilleuse et jamais, je n'aurais voulu changer cela. Je me souviens encore de ce jour où on s'était rencontré ...
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]Flash back
- Lorelei je t'en prie, viens ! ne me complique pas la tâche ! si tu coopère, cela se passera très bien pour nous deux ! cria mon père à travers la porte de la salle de bain.
- Mais Papa, c'est la première fois que j'y vais, ils vont me détester, je ne sais pas comment me faire des amis, et s'ils ne voulaient pas de moi ? Ripostais-je
- Ouvres- moi ma Puce, je t'en prie, On en a déjà parlé, plusieurs fois, sois courageuse et puis, sois gentille et je suis certaine que tu te feras plein d'ami ! Répondit- mon père assez désespéré.
Je me décidais donc à ouvrir la porte en sentant la détresse de mon père, en affichant tout de même une mine boudeur.
- Tu me le promets que j'aurais des amis ? demandais- je toujours un peu inquiète.
- Mais oui ! me rassura- mon père.
- Et mes yeux ? Tu crois qu'ils vont me prendre pour un monstre ? Continuais-je terriblement perdue
- Ne t'inquiète pas, au premier abord ils vont trouver cela étrange, parce que c'est nouveau mais après tu vas voir, ils vont s'y habituer et oublier, m'expliqua-t-il pour la énième fois depuis 3 mois.
Auparavant je n'étais jamais allé à l'école, car mon père travaillait à la maison et me servait de précepteur par la même occasion. Mais mon père a du brusquement changer de travail sans que je sache pourquoi, car il a jamais voulu m'en toucher un mot. On a du quitter la ville et déménager. Mais sa nouvelle situation de travail ne lui permettait plus de rester ainsi avec toute la journée, il dut donc se résoudre à m'inscrire à une école primaire assez proche de la maison.
Pour ma part, j'étais que trop heureuse, car je me sentais seule bien que j'adorais mon père, et j'avais que trop besoin de jouer avec des enfants de mon âge. Mais plus les jours se rapprochaient, plus j'angoissais. J'étais différente, je ressemblais à tout les enfants c'est vrai mais mes yeux étaient d'une couleur peu commune ...et même tout bonnement : Etrange, mes yeux était violets ! A partir du moment où je vivais presque cloitrée à la maison, je n'en avais pas conscience sauf parfois quand j'aillais en ville avec mon père je sentais ces regards effrayés mais je n'y prêtais guère attention. Mais je l'avoue, désormais puisque je devais être confronté à des enfants ; je m'inquiète de leurs réactions ; j'appréhendais leur rejet. Et mon père essayait de me rassurer tant bien que mal. C'était donc le grand jour.
- On y va Ley, soit gentil, d'accord et tout ira bien ! me rappela mon père.
- Oui Papa, et toi aussi à ton travail ! le répondis-je tout sourire.
- Mais oui ma puce, allez ! On z'y va ! cria-t-il la clé sur le contact.
La voiture démarrait, et nous primes que quelque minutes avant d'arrivé à destination. L'école en question se situait assez près de notre nouveau foyer. Avant de partir, je pus m'empêcher de regarder la maison qui s'éloignait au fur et à mesure. La détresse me prenait. A cet instant, cet habitat qui était immense et effrayante, me semblait plus accueillant, que cette petite école. La suite s'est déroulée assez rapidement, mon père m'avait déposé dans la classe où j'étais désigné. Je le sentais aussi ému de me laisser ainsi, je m'appliquais donc à ne pas trop lui montrer mon angoisse. Il s'enfuyait presque lorsqu'il me quitta.
La maitresse ne regarda pas d'un air intrigué, ni choqué, du moins si elle l'était, elle ne le montra pas. Je pensais donc que mon père les avait prévenus, tout ce déroulait à peu bien, plusieurs activités nous avaient été données et la maitresse était satisfaite de mon travail. Mais le pire arriva lorsque qu'on dût un travail de groupe. Je me dirigeais vers le partenaire qui m'avait été désigné, il m'avait l'air sympathique avec ses beaux cheveux toute frisé et ses grands yeux noisettes et j'espérais m'en faire un ami. Je suis offrait mon plus joli sourire d'époque, mais tout un coup il me regardait effrayé. Il se mit à crier qu'il y avait une sorcière, que j'étais une sorcière. Qu'il ne voulait pas de moi, désemparée je ne pus retenir non plus mes larmes. La maitresse gérait la situation comme elle pouvait, elle éloigna le petit garçon de moi, ce qui ne fit qu'augmentait ma peine et mon désarroi. Touts les enfants m'observaient sans faire un pas vers moi, un peu effrayé par les paroles du petit garçon et par les histoires de méchantes sorcières que leurs avaient raconté leur parents avant de dormir.
Lorsque qu'enfin la recréation sonna, la maitresse revint avec Mateo qui vint me faire des excuses, je ne le sentais pas sincère. La maitresse me demanda si j'avais envie de lui parler mais je refusais en sortant hors de la classe en essayant de trouver un coin tranquille pour m'éloigner des regards acerbes de mes camarades. Je me dirigeais la mort dans l'âme près d'un arbre isolé, lorsque j'entendis les sanglots de quelqu'un. Je décidais de me rapprocher et de lui parler.
- Salut, disais- je assez timidement.
- Va- t'en, si c'est encore pour te moquer de moi juste parce que je suis le seul à avoir redoublé, me répondis-t-il essayant de ravaler ses larmes.
- Je ne veux pas me moquer de toi, moi aussi je suis triste, tout le monde se moque de moi parce que j'ai les yeux violets, ils me traitent de sorcière, expliquais- je en espérant qu'il se retourne et me laisse être son amie.
- C'est vrai ? Tu as les yeux violets mais c'est magique, comme la princesse des Bois magiques !, me dit-il tout sourire car il s'était retourné pour m'examiner de plus près. Et voyant que je ne connaissais pas cette histoire, il m'expliqua que c'est une histoire que son père lui racontait quand il était encore jeune avant de mourir. Je lui expliquais donc que moi c'est une maman que je n'avais pas.
- Tu veux bien être mon ami, je m'appelle Jasson, alors ? me dit- t-il ?
- Mais oui bien sur, moi c'est Lorelei, mais tu peux m'appeler Ley ! m'exclamais-je en joie, et en lui sautant dans les bras.
Depuis ce jour, nous avons été ami, nos points communs et nos rejets respectifs avaient crées un lien unique entre nous. Chaque jour, on se retrouvait près de l'arbre en créant plusieurs jeu ensemble, on ne faisait plus attention aux moqueries. Mon père ayant appris ce qui s'était passé avait été inquiet mais rassuré que je me sois trouvé un ami, on avait donc souvent invité Jasson à la maison.
Plus tard, lorsqu'on avait grandit, je l'ais soutenu lorsqu'il avait appris que son père n'était pas mort mais ne voulait pas s'occuper de sa famille car il était issu d'une famille aisée qui ne voulait pas d'une chambrière comme belle-fille. Il avait mal vécu cette période de sa vie et n'adressait quasiment plus la parole à personne sauf à moi, ces visites dans notre grandes maison semblait être ces seuls instants de paix. Il a toujours été meurtri par cette histoire mais les jours avançaient et il finit peu à peu par oublier. Dès lors, on ne se quitta plus, trop choses ont été véçu, et notre affection l'un pour l'autre augmentait chaque jour.
Au collège j'avais commencé à mettre des lentilles et seul lui savait pour la couleur insolite de mes yeux.
Au fil des années, le garçon triste avec les cheveux ondulés un peu trop long avait laissé place à un garçon drôle et passionné. Bien sur, ses cheveux étaient toujours aussi longs, mais ils étaient lissés. Il avait également beaucoup grandis, alors que jeune j'étais plus grande que lui malgré nos une année de différence, désormais, ils étaient bien plus grands que moi. Ils plaisaient à bien des filles, et elles finissaient par être des pièces de sa collection de petit ami. Et malgré sa réputation de Don Juan, aucune ne résistait longtemps à ses grands yeux gris charmeur. Pour ma part, c'était presque mon frère même si on avait grandis.
Fin du flash back
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- Mademoiselle Artien ?! Allez vous nous honorez de votre présence aujourd'hui, me dit le professeur de math avec un regard sévère.
- Euh, oui monsieur, je suis désolé, répondis-je un peu confuse
- Bien, alors vos pourriez me donner la réponse à cette question n'est ce pas ? Demanda-t-il sournois.
- Bien sur, dit, en cherchant désespérément la question dans ma mémoire.
Soudainement, la sonnerie retentit, tout le monde rangeait déjà ces affaires. Sauvé par le gong ! Me suis-je dit à l'instant. Le professeur en question me cria tout de même qu'il attendait la réponse au cours prochain. Mais je m'en foutais complètement. Je sortis presque en courant quand je me cognais contre quelqu'un devant moi.
- Pardon, m'empressais-je de dire, sans le regard en ramassant ces livres, le plus rapidement possible, il semblerait que ce soit un nouveau, je levais donc mes yeux vers l'inconnu. Quand j'aperçu, le mec de ce matin, je me maudis intérieurement.
- Non, mais j'y crois pas, encore toi ! me dit-t-il lorsque je croisais son regard.
Mais je n'étais pas au bout de mes surprises quand je découvris ses yeux violets étincelants de colère. J'en fus ébahi. Mais j'avais encore un doute
- Non mais c'est bon je ne t'ais pas vu, t'avais qu'à pas être là, je m'appelle Lorelei, ce sont des lentilles? lui demandais-je
- Lexxen ! et Non me ce ne sont pas des lentilles ! répliqua-t-il en arrachant presque les livres que je lui avais tendu en me relevant.
Il se dégage à cet instant de notre pseudo conversation en se dirigeant sans plus me regarder. J'étais terriblement frustrée et vexée je l'avoue. Il avait été abominable avec moi, et je ne me l'expliquais pas .
Moi j'étais que trop étonné pour esquisser un seul geste. Après quelque minute où je regardais encore dans la direction qu'il avait prise. Je me rendis lentement vers Jasson qui me regardait avec ces yeux interrogateurs.
- Putain, on dirait que tu viens de voir un fantôme, me dit-t-il.
- Oui, je crois : celui du passé.
La suite prochainement, lâchez vos com's !